Archives du groupe Cimenteries-CBR-Cementbedrijven

 

Conservées par les AGR depuis 2005.

 

Traitement : par l'AVAE, en 2001-2002.

 

Masse :  225 mètres linéaires, 3.572 articles.

 

Inventaire : non publié (BRION, R et MOREAU J.-L., Inventaire des archives du groupe Cimenteries CBR Cementbedrijven. 1854-2002.

 

Dates : les archives couvrent la période 1854-2002.

 

Historique de l'entreprise

 

La préhistoire du groupe cimentier C.B.R. commence en 1910, avec la création à Turnhout des « Cimenteries et Briqueteries Réunies Bonne-Espérance et Loën », concentration de deux sociétés plus anciennes : « La Bonne-Espérance », exploitant briqueterie et cimenterie à Turnhout, et la « Fabrique de Ciment Portland Artificiel de Loën », qui fait apport d’une usine en construction à Loën, près de Visé.
Après la Première Guerre mondiale, la société (qui porte le nom de Cimenteries et Briqueteries Réunies à partir de 1924) est déjà la principale société cimentière du pays. Elle renforce ce leadership en reprenant successivement la « Fabrique de Ciment et Briqueterie de Raevels » (1922, usine de Bonne-Espérance), la « Société des Ciments de Mons » (1924, usine à Obourg), la « North’s Portland Cement and Brick Works » (1926, usines à Beerse), les actifs de la société « Niel-on-Rupell s.a. » (1926, usines à Niel)… Ses usines ont alors une capacité de 850.000 tonnes de ciment.
C.B.R. s’associe en 1926 avec le groupe suisse Holderbank pour créer aux Pays-Bas une nouvelle affaire, la société E.N.C.I. (Eerste Nederlandsche Cement Industrie), formée à Maastricht. En 1927, la société C.B.R. prend une part de 5.710.000 francs, libérée à concurrence de 20 %, dans le capital de la « Société Auxiliaire des Ciments », constituée le 2 novembre.
Le 18 juin 1929, une nouvelle société C.B.R. est créée au capital de 300 millions par fusion avec la « Société Carrières et Fours à Chaux et à Ciments du Coucou », à Antoing. En 1934, suite à de lourdes pertes, le capital est réduit de 300 à 120 millions.
En 1946, la Société Générale de Belgique devient le premier actionnaire de C.B.R. avec quelque 17% du capital et se donne comme objectif de rationaliser le secteur cimentier belge, trop peu concentré. Le directeur de C.B.R., Max Nokin, ferme les usines de Turnhout, Beerse, Ravels, Niel (près d'Anvers) et Loën. Par contre, une usine ultramoderne est construite à Lixhe, sur le « banc de Visé ». Des usines d’avant-guerre, seule celle de Mons (Obourg) subsiste.
C.B.R. absorbe plusieurs entreprises : la Société des Ciments Portland Artificiels de Cronfestu (1956) et la société Ciments Levie (1957), les installations de Cockerill-Ougrée pour la fabrication de ciment métallurgique, les Ciments Meuse-Brabant (1962), la société Le Ferrociment (1962), la « Société des Ciments Portland Artificiels Belges d’Harmignies » (1963), la société Cannon Brand (Artificial Portland Cement Works Co. Ltd Antwerp) s.a.
Les années 1960 sont aussi caractérisées par une diversification accrue de C.B.R. en aval de la production du ciment : centrales de béton prêt à l’emploi (société Inter-Béton, créée en 1967), agrégats légers, béton cellulaire (société Ytobel et Betorix), produits en béton manufacturé préfabriqués.
C.B.R. fait aussi une percée en France, où elle prend une participation de contrôle dans la société Chaux de Boran s.a. vers 1968 et, en 1973, crée I.B. (L’industrielle du Béton), spécialisée dans la production d’éléments de structure. Au Canada, C.B.R. participe en 1954 à la constitution de la société Inland Cement Company Ltd. puis rachète Miron Limitée en 1960 mais cette aventure se soldera par un échec.
Fin 1981, C.B.R. reprend l’activité cimentière de la société Cimescaut et fonde avec celle-ci Carrières d’Antoing, à laquelle Cimescaut fait apport de son gisement de pierre calcaire. La même année, la société décide de remplacer la production de clinker par voie humide (adoptée au début du 20e siècle) par les fours à voie sèche. C.B.R. concentre dès lors sa production de clinker dans trois fours à voie sèche de grande capacité : Maastricht (qui dépend d’E.N.C.I.), Lixhe et un nouveau site, Antoing.
En 1986, la capacité de production de l’ensemble des cimenteries du groupe au Benelux est de 6,5 millions de tonnes. C.B.R. est le premier producteur du marché belge (avec 40% de la production).
En 1979, la société Betorix reprend toutes les activités de C.B.R. dans le domaine du béton cellulaire et manufacturé et devient C.B.R. Béton, vendue en 1988 au groupe finlandais Partek.
La création de Gralex est une autre tentative pour rationaliser un secteur très éclaté, celui des concassés de calcaire et de porphyre, des graviers et des granulats. La société a été constituée par regroupement des activités des sociétés Sicalex (joint venture des groupes C.B.R. et Ciments d’Obourg), Carrières de Porphyre de Quenast et NCGCP. Les différents actionnaires de Gralex sont en 1986 : C.B.R. et sa filiale Sodexcar, 46,5% ; Ciments d’Obourg, 28,5% ; Carrières de Porphyre de Quenast, 14,1% ; CGCP, 9,44%. Gralex dispose à l’époque de 11 sièges d’exploitation.
En 1986, C.B.R. rachète les activités ciment et béton de Genstar, soit 4 usines au Canada (Edmonton, Tilbury, Winnipeg et Regina) et 2 aux États-Unis (Redding et San Andreas) d’une capacité globale de 3,8 millions de tonnes. En 1989, elle rachète le producteur de ciment métallurgique néerlandais Cemij… Au début des années 1990, elle acquiert des usines en Europe de l’Est : CVM Mokra en Moravie (Tchécoslovaquie), sociétés cimentières polonaises : « Gorazdze » et « Strzelce Opolskie », société tchèque Sterkovny Brno… Dès 1993, l’Europe centrale compte pour 35% dans la capacité de production totale de C.B.R.. Rien ne limite désormais les projets d’expansion du groupe, qui réalise des acquisitions en Chine, en Turquie…
Mais son histoire comme société autonome s’achève brutalement fin 1993, quand la Société Générale de Belgique, filiale depuis 1988 du groupe français Suez, vend sa participation de 42,5% dans C.B.R. au groupe cimentier allemand Heidelberger Zement.

Intérêt

 

C'est le plus important fonds d'archives relatives au secteur du ciment. Il est intéressant sous de multiples aspects : histoire commerciale, expansionnisme d'un groupe belge, histoire sociale (voyez spécialement les archives de J.-L. Bandin, chef de la délégation patronale à la commission nationale paritaire des industries du ciment), histoire technique (voyez les archives du département technique), etc.

Contenu

 

Le fonds est structuré en douze parties d'importance inégale: 1/, historiques et statuts du groupe; 2/, assemblées générales et organes statutaires de gestion; 3/, instances de direction; 4/, archives de dirigeants; 5/, archives des départements fonctionnels et des services; 6/, archives des divisions produits; 7/, archives de filiales et sociétés absorbées (on en compte pas moins de 24 différentes); 8/, archives de J.-L. Bandin, chef de la délégation patronale à la commission nationale paritaire des industries du ciment; 9/, photographies; 10/, films et vidéos; 11/, plans; 12/, documentation sur d'autres sociétés du secteur cimentier.

 

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