Le siège de Paribas à Bruxelles, rue des Colonies, en 1919

12 avril 2016 - Avec le traitement des archives de l'ancienne banque Paribas - Belgique, l'AVAE participe à une opération de mécénat transnationale

Immédiatement après la guerre franco-prussienne de 1870, les marchés financiers connurent un boom qui provoqua l'émergence de nouveaux établissements bancaires. Parmi ceux-ci: la banque Paribas, qui dès l'origine eut des succursales à Amsterdam, Genève et Bruxelles. La succursale de Bruxelles, en particulier, prospéra pendant plus d'un siècle, jouissant d'une large autonomie et s'imposant comme une des "big five" du marché belge en dépit de son ancrage parisien. En 1997,  Paribas-Belgique est racheté par la BACOB et devient la Banque Artesia. Mais quatre ans plus tard, la BACOB est elle-même reprise par le groupe Dexia. C'est le groupe Dexia, devenu Belfius, qui versera en 2014 quelque 90 mètres d'archives de l'ancienne banque Paribas-Belgique aux archives de l'Etat.

Dans le cadre de sa politique dynamique en matière d'archives  historiques, BNP Paribas (Paris) vient de décider de financer le traitement des archives de son ancienne filiale: elle en a confié le classement et l'inventaire à l'Association pour la Valorisation des Archives d'Entreprises, qui collabore déjà de façon active avec BNP Paribas Fortis.

A l'exception de quelques pièces plus anciennes (dont la photo ci-contre), les archives couvrent la période 1945-1997. Un patrimoine de choix pour l'histoire bancaire belge et internationale!

Ecolage d'ouvriers congolais à l'Union Minière, vers 1955

21 décembre 2015 - Archives "nouvelles" de l'Union Minière du Haut-Katanga

Deux inventaires réalisés par l’AVAE viennent d’être publiés par les AGR – dépôt Joseph Cuvelier. Ils concernent les fonds Electrobel et Union Minière.

Dans les deux cas, il s’agissait de mettre des inventaires déjà anciens aux normes qui permettent l’introduction des inventaires dans le moteur de recherche des AGR. Mais pour ce qui regarde l’inventaire des archives de l’Union Minière du Haut-Katanga, il y a plus : au terme d’une réévaluation de la confidentialité des archives déposées, menée en collaboration par la société Umicore, l’AVAE et les AGR, une masse importante d’archives sont rendues publiques.

L’inventaire qui vient d’en être publié est donc une refonte complète, avec addenda, de celui publié en 1992. Les archives qui sont désormais accessibles sont notamment les procès-verbaux des instances de gestion de l’Union Minière (conseil d’administration, comité de direction), qui n’étaient accessibles jusqu’ici que jusque 1936. Elles comprennent aussi de nombreux documents relatifs à l’industrie nucléaire en Belgique, la nationalisation des mines de cuivres du Katanga en 1967, la « zaïrisation » des filiales de la société dans les années 1970, etc.

Timbre commémoratif du massacre de Dinant lors de l'invasion de 1914

12 novembre 2015 - Il y a encore des choses à découvrir sur la Première Guerre mondiale...

 

Dans cadre du traitement des archives du groupe "Engie" (anciennement GDF-Suez), l'AVAE a reçu au début de l'année 2015 le feu vert pour classer  un lot de documents versés aux AGR par la Société Générale de Belgique en... 1962.

 

Il s'agit pour l'essentiel de documents comptables mais aussi de plusieurs mètres de documents relatifs à la Grande Guerre. A cette époque, la Société Générale a joué un rôle clé dans le destin de la Belgique, comme banque d'émission (à la place de la Banque nationale) mais aussi dans la coordination du ravitaillement de la zone occupée. Un directeur de la Société Générale réfugié à Londres, Edmond Carton de Wiart, a mené une véritable campagne de lobbying auprès des autorités britanniques et américaines pour les sensibiliser au sort des populations civiles de Belgique et du Nord de la France. Un élément qui a certainement exercé une influence sur l'entrée en guerre des Etats-Unis !

 

Les archives recèlent aussi une collection impressionnante d'affiches qui ne sont autres que les avis et ordonnances publiés par l'Occupant au fil de la guerre.

 

 

Portrait d'une employée de la Banque Générale du Centre, à La Louvière, vers 1922 (© BNP Paribas Fortis)

14 octobre 2015 - "Trajectoires" bancaires: une exposition à la banque BNP Paribas Fortis

Au départ, il y a la collection impressionnante de portraits d'employés qui se sont accumulés dans les archives de la banque depuis près de cent ans. Derrière chaque photo, une vie, un parcours à la banque... humble ou prestigieux.

 

Et puis il y a l'idée: en développant ces "trajectoires" autour de dix thèmes, on arrive à réécrire la grande histoire: celle de la percée progressive des femmes au sein de la banque, celle de la place qu'y occupent les handicapés, le sort des "expats" qui ont oeuvré à l'expansion de la banque à l'étranger où le rôle de ceux qui se sont fait champions de l'innovation au sein de l'entreprise...

 

De cette exposition impressionniste sur la vie des employés, il se dégage une puissante impression de diversité. Et aussi l'idée, somme toute consolante, qu'il n'y a pas deux trajectoires qui soient rigoureusement identiques.

 

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