Inventaire complet PDF

Archives de l'Association Royale des Gaziers belges

 

Conservées aux AGR depuis novembre 2010.

 

Traitement réalisé par l'AVAE entre 2009 et 2013.

 

Masse : 80 mètres linéaires et 2261 articles.

 

Inventaire : pas encore disponible

 

Dates : les archives couvrent la période 1845-2003.

Historique de l'association

L’Association des Gaziers Belge (A.G.B.) a été fondée en 1877 avec pour but « d’établir des relations plus fréquentes, de faciliter l’échange d’idées et de maintenir un esprit de confraternité entre tous les fabricants de gaz de Belgique ». La gamme des applications du gaz est alors en train de s’étendre à la cuisine et à la production d'eau chaude. L'AGB organise des expositions d’appareils au gaz : foyers, réchauds, cuisinières et rôtissoires, chauffe-bains, chauffe-fers (à repasser), torréfacteurs, fers à souder, chalumeaux…

L’industrie du gaz connaît ensuite d’autres évolutions. Au début du 20e siècle, on enregistre les premières interconnexions entre usines à gaz.Vers 1913, il existe en Belgique 83 usines à gaz, desservant 368 communes d’une population totale de 4,1 millions d’habitants.

En 1914, on ajoute aux buts de l’A.G.B. qu’elle s’efforce de « vulgariser, parmi les autorités et le public, l’emploi du gaz dans toutes ses applications ». En réalité, elle a entrepris ces efforts de propagande depuis longtemps. Mais elle va développer sans cesse les moyens mis en œuvre : création d’affiches, de prospectus… diffusés ensuite par ses membres auprès de la clientèle potentielle.

Après la Première Guerre mondiale, la production du gaz se trouve progressivement concentrée en un nombre limité de cokeries situées à Pont-Brûlé et le Marly (Vilvorde), Tertre, Anderlues, Seraing, Flémalle et Zeebrugge. Cette concentration de la production entraîne la fermeture de la plupart des usines à gaz du pays. En 1940, il n’en existe plus que 15, qui desservent les agglomérations éloignées des grands axes de transport.

Durant l’entre-deux-guerres, l’A.G.B. crée successivement différentes commissions pour traiter des matières précises. La commission « études et vulgarisation » est chargée spécialement de la propagande. En 1933, une sous-commission « estampillage » est érigée, qui s’occupe de tester les appareils fonctionnant au gaz: en 1939, l’A.G.B. dépose une plaquette d’estampille comme marque de qualité reconnue par la loi. Cette marque est accordée aux appareils reconnus conformes aux règlements édictés par l’A.G.B. D'autres commissions s'occupent de la publication du bulletin, des « prescriptions techniques pour l’établissement d’installations intérieures de distribution de gaz », de l’étude et l’utilisation de gaz comprimés à haute pression », de tarification, de l'étalonnage des compteurs...

Plusieurs autres commissions sont créées pendant la Seconde Guerre mondiale. Elles s'occupent par exemple des métaux et matières de substitution, de l’étude des moyens de protection des canalisations contre la corrosion (commission des gommes), de la répartition des charbons disponibles et de l'élaboration de cahiers de charge.

Après 1945, l’extension du chauffage domestique et industriel par le gaz entraîne une demande de plus en plus importante. Pour satisfaire la demande, l’industrie du gaz met en œuvre des moyens de production diversifiés tels que le gaz à l’eau carburée, le gaz de gazogène, le cracking des fuels, du butane, du propane, le reformage des gaz de raffinerie, l’addition de fuel dans le charbon utilisé dans les fours à coke… A l'A.G.B., de nouvelles commissions sont créées: commission de « transport et distribution » (1946), commission des études chimiques qui cherche à valoriser le grisou et les gaz de raffineries...

En 1952, et pour son 75e anniversaire, l’Association est autorisée par le roi à porter le qualificatif de « Royale ». La même année, l’A.R.G.B. accueille le Ve congrès de l’U.I.I.G., l’Union Internationale de l’Industrie du Gaz, fondée en 1931 et qui compte alors une quinzaine d’associations gazières nationales (l’A.R.G.B. en est membre fondateur).

En 1956, l’I.B.N. (Institut Belge de Normalisation) est autorisé à déposer la marque Benor, déterminant la conformité aux normes des produits qu’elle couvre. L’A.R.G.B. crée le 12 juillet 1956 une association en vue de solliciter la délégation du droit de délivrer la marque Benor pour tous les appareils domestiques utilisant le gaz. Cette association prend le nom de Technigaz.

Vers 1961, la découverte d’un gisement de gaz naturel à Slochteren (Pays-Bas) va provoquer une véritable révolution dans l’industrie belge du gaz. Cette source d’énergie naturelle, abondante et de qualité dépasse, à l’époque, les besoins du pays producteur et de ses voisins. En Belgique, la possibilité d’importer massivement du gaz naturel hollandais incite les gaziers à abandonner la construction de nouvelles unités de production de gaz manufacturé et à envisager l’importation massive de gaz naturel.

En 1963, l’A.R.G.B. met sur pied la commission « gaz naturel » pour préparer la conversion de l’industrie du gaz. Les premières livraisons de gaz hollandais en Belgique ont lieu en 1966. En coordonnant leur action, les gaziers belges arrivent à une conversion complète des réseaux en l’espace de cinq ans. À partir de là, le gaz va occuper une place croissante dans la consommation belge d’énergie primaire : il en couvre 6 % en 1969 et 20 % en 1977. À l’aube des années 1980, la Belgique commence aussi à importer du gaz naturel en provenance d’Algérie, en exécution d’un contrat passé fin 1975. Un terminal de G.N.L. (Gaz Naturel Liquéfié) est aménagé à Zeebrugge.

 

Intérêt

 

Le fonds est une source de première main pour étudier l'industrie du gaz au 20e siècle, et spécialement la propagande des compagnies gazières pour valoriser les applications du gaz. L'A.R.G.B. se documentait sur les moyens publicitaires développés ailleurs en Europe. L'intérêt du fonds dépasse donc de loin le seul territoire de la Belgique.

Contenu

 

Le présent fonds comprend trois parties : les archives propres de l’A.R.G.B., celles de la société coopérative Les Exploitations Gazières de Belgique et celles de La Collectivité du Gaz a.s.b.l.

La première partie de l'inventaire regroupe donc les archives des organes de l'A.R.G.B. et de ses différentes commissions.

La société coopérative Les Exploitations Gazières de Belgique a été formée en janvier 1919 par vingt sociétés et communes s’occupant de production et de distribution de gaz. Il s’agissait d’acheter en commun et de répartir « dans un esprit de solidarité » les matériaux, matières premières et machines nécessaires à la remise en route des exploitations et à leur exploitation après la Guerre.Plus tard, Les Exploitations Gazières de Belgique se sont notamment occupées de financer la propagande à frais partagés, puis, pendant la Seconde Guerre mondiale, de répartir les matières premières disponibles entre membres.

Quant à La Collectivité du Gaz a.s.b.l., elle a été fondée le 29 mars 1960 pour créer un lieu de contact entre l’A.R.G.B. et les constructeurs et importateurs belges d’appareils fonctionnant au gaz. Son principal objectif  était d’organiser la propagande pour le secteur. Dès le départ, il exista une classe « applications du gaz » et une classe « distribution » au sein de la Collectivité. Des groupes spécifiques furent créés pour les applications du gaz à la cuisine, aux réfrigérateurs, au chauffage et à l’eau chaude. relancer. La Collectivité du Gaz avait son siège à la même adresse que l’A.R.G.B., rue Palmerston. L’A.R.G.B. était d’ailleurs un important bailleur de fonds de la Collectivité du Gaz.